Andrea et Théko maîtresses de la Barricade


Concert Andrea Bucko et Theko Paradjanova à la Barricade Belleville
dimanche 8 mai 2016

6 bancs, 6 fauteuils, quelques places debout à côté de l’escalier, 3 petites lampes, un piano droit, une guitare, deux micros, une toute petite scène, pas mal de pénombre et puis, un public chaleureux et aussi Théko (Paradjanova) et Andrea (Buckova). Ou dans le sens inverse, Andrea et Théko, deux chanteuses qui tentent de se faire un prénom. Mais, au final, les noms de famille s’oublient et la magie passe, dans cette petite cave de Belleville, entre un public qui sait pourquoi il est là et deux chanteuses qui aiment la mélodie, la langue, française et autres (Slovaque et Anglaise pour l’une, Géorgienne, Anglaise, Arabe ou Russe pour l’autre) et cette rencontre des deux que l’on appelle la chanson, chanson d’auteur, où l’on peut à peu près tout faire pour peu que le goût soit bon.

Allez, nous noterons bien quelques différences entre les deux chanteuses. Si l’une se montre plus sentimentale, plus fusionnelle dans ses textes et ceux qu’elle interprète, l’autre domine parfaitement la dérision, le jeu de pistes, la signification ouverte et puis, ce plaisir de jouer avec le public, de le faire participer à la chanson.

Andrea Bucko
(source : Cyrille Clément)

Assise à son piano face au mur de droite, mais cherchant le plus souvent possible à croiser le regard du public, Andrea Bucko a gratifié ses fans de quelques nouveautés, notamment en Français, qui constitueront son troisième album, complétant son programme de quelques chansons de son second album (Polarity).

Théko Paradjanova
(source : Cyrille Clément)

Théko, campée au milieu de la scène a toujours fait face, chauffant la salle avec sa maîtrise du rythme et de l’attente. Avec son bus n°64, son hommage à son papa, son hommage à la chanson libanaise, elle a démontré qu’elle aimait la culture et les cultures, la différence et le respect, la possibilité d’apprécier et d’aimer ce qui est différent, ce qui n’est pas de son propre groupe. Elle montre aussi son amour de la langue française tout court.

Mais, c’est sur une autre lingua franca, l’anglaise, que les deux femmes se sont rejointes pour nous donner une chanson partagée extraite du répertoire d’Andrea.

Andrea Bucko au piano et Théko Paradjanova partagent une chanson
(source : Cyrille Clément)

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