Hommage aux soldats océaniens morts pour la Guerre en Europe


Commentaire sur le défilé du 14 juillet 2016 sur les Champs-Élysées, Paris, France

Il y a cent ans, le 1er juillet 1916, débutait, dans une pluie d’obus, la Bataille de la Somme, cette “section” réputée une des plus sanglantes de la Première Guerre Mondiale, sur le front terrestre occidental, dans laquelle le détenteur du pouvoir mondial d’alors, le Royaume-Uni et son empire maritime et colonial, faisait directement face au principal prétendant à sa succession pour la domination mondiale, l’Empire Allemand, cette puissance industrielle continentale centre-européenne.

Troupes australiennes en tête de cortège sur les Champs-Élysées
(source : Cyrille Clément)

Les organisateurs du défilé annuel sur les Champs Élysées, en ce 14 juillet 2016, jour de Fête Nationale de la France et de commémoration de l’unité républicaine du pays, ont rendu un hommage renouvelé et appuyé aux différentes composantes civiles et militaires de l’appareil de sécurité français, sapeurs-pompiers, gendarmes ou soldats, après les attentats meurtriers et traumatiques subis en 2015. Mais pour faire sens au-delà du cadre national de la célébration de la Révolution et du choix du mode républicain de gouvernement, ils ont aussi décidé de marquer cette date du centenaire de l’affrontement titanesque en terres picardes entre empires germain et anglo-saxon, en thématisant le défilé par le choix des unités participantes. En plaçant en tête de cortège, comme invités d’honneur premiers à entrer sur la Place de la Concorde, des régiments Australien et Néo-zélandais, ils ont symbolisé, pour le jeune public de la nouvelle génération, une leçon de l’histoire du XXème siècle européen.

Troupes néo-zélandaises en seconde place dans le cortège sur les Champs-Élysées
(source : Cyrille Clément)

La présence de ses soldats en chapeau et uniforme aux couleurs britanniques et de ses guerriers nus pieds en costume traditionnel sur le pavé parisien a ainsi rappelé que, pendant toute la durée de “l’épisode allemand” ou, autrement dit, de “la Guerre Civile Européenne” (1905-1950), pour la résolution de conflits d’intérêts propres au petit mais puissant continent européen, de nombreux hommes et femmes, venus d’autres continents, parfois aussi distants que les grandes îles des mers du Sud Pacifique, ont fait le sacrifice de leur personne et de leur vie. Et c’est une responsabilité qui ne peut être oubliée que tant d’hommes et de femmes venus d’horizons si éloignés ont fait l’effort suprême pour le maintien ou le rétablissement d’un équilibre des forces sur un continent dynamique mais instable.

Guerrier Maori
(source : Cyrille Clément)

Cette présence, essentiellement symbolique, a marqué le lien historique, au-delà de toute forme de coalition présente ou passée, de l’engagement politique commun dans un défilé où la figure humaine occupait plus de place que la démonstration de force et le déploiement de moyens matériels, mécaniques et techniques, finalement relativement modestes en toute fin de cortège.

Le Général Pierre de Villiers, CEMA (Chef d’État-Major des Armées)
(source : Cyrille Clément)

Char français
(source : Cyrille Clément)

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